La mosaïque du portail et Jacques Leuzy

La mosaïque

Située sur le tympan, la mosaïque a été réalisée par Jacques Leuzy en 1959. Elle montre celle qui tient tête au dragon (Cf l’Apocalypse 12, 13), la Vierge Marie dont le cœur immaculé fut transpercé par la mort de son Fils, qui saura donner du réconfort à tous ceux qui ont besoin de consolation.
Citadelle de la foi, la massive église Notre-Dame de Peyragude se présente comme un lieu d’accueil, de refuge et de protection.

Jacques Leuzy (1929-1962)

Jacques LEUZY est né à Paris en 1922. Son père étant devenu aveugle à la suite de graves blessures de guerre, sa famille s’installe à Moissac d’où sa mère est originaire. C’est là qu’il est scolarisé ; ensuite, il poursuit ses études aux Beaux-Arts de Toulouse.
Après la Seconde guerre mondiale, il crée un atelier à Moissac, faubourg Saint-Benoît, où il exerce à la fois le métier de ferronnier d’art et celui de maître-verrier. Il est aussi professeur de dessin. Son activité est débordante.
On trouve beaucoup de ses créations dans un grand nombre d’églises du Sud-Ouest : chandeliers, grilles, croix, tabernacles, autels, vitraux. Il fait également du mobilier et des portraits. Il réalise un grand panneau en ferronnerie pour la porte d’entrée de l’Institut d’Etudes politiques de Toulouse, en 1960.

« (…) joies intimes de la création qui impérieusement tiraillent le cœur de l’homme, matins admirables… ». Ainsi parle-t-il de son travail. Avec ferveur, force et tendresse, il cherche à nous entraîner du visible vers l’invisible : « L’esprit, la main et le feu se conjuguant dans l’ultime creuset témoignent de la grandeur de l’humanité et prolongent le principe créateur… ».

Le thème biblique de la lumière résonne particulièrement en lui : il libère un véritable ruissellement de couleurs dans tous ses vitraux. Il est mort en 1962. Partageons sa prière : « Au jour ultime de notre vie, quand le feu que chacun porte en son âme aura cessé de luire, puisses-tu nous accueillir au seuil de la nuit, nous offrant la paix et la vie renaissante en ton tabernacle. »